Depuis plusieurs années, Paléotime est impliqué dans le programme de recherche maroco-français « Préhistoire de Casablanca » qui vise à avancer sur les problématiques majeures de l’évolution humaine. Parmi les sites étudiés, la Grotte à Hominidés de la carrière Thomas I a livré plusieurs mandibules humaines qui combinent des caractéristiques archaïques observées chez Homo erectus avec des traits dérivés plus modernes. Grâce au croisement de la géomorphologie et du paléomagnétisme, ces découvertes ont pu être datées d’environ 773 000 ans, fournissant ainsi l’un des âges les plus précis et robuste d’un site ayant livré des restes humains pour cette période charnière entre le Pléistocène inférieur et moyen. Les résultats sont présentés dans un article publié le 7 janvier dans la revue Nature. Ces découvertes comblent un vide important du registre fossile africain, à un moment où les données paléogénétiques situent la divergence entre la lignée africaine menant à Homo sapiens et les lignées eurasiatiques à l’origine des Néandertaliens et des Dénisoviens.


