Rue de la Treille (Lempdes, Puy-de-Dôme)

 

Inséré à l’heure actuelle dans le maillage urbain de la ville de Lempdes (Puy-de-Dôme), le site protohistorique de la rue de la Treille a été appréhendé sur une surface accessible d’environ 2100 m². Malgré une échelle de réflexion succincte, les travaux conduits ont permis de mettre en évidence 138 vestiges se rapportant principalement à l’étape initiale et médiane du Bronze ancien. On soulignera qu’une dizaine de structures se rattachent plus discrètement à une séquence Bronze moyen-Bronze final I et qu’un mobilier peu dense et épars témoigne d’une fréquentation des lieux au Néolithique moyen II.
Pour la séquence chrono-culturelle majeure, soit le Bronze ancien, des témoins architecturaux : trous de poteaux avec ou sans calage (Figure 1), mobiliers dessinant des effets de parois, torchis/clayonnages et dallettes de calcaire marquant un possible effondrement d’élévation (Figure 2), matérialisent une unité d’habitation. Au vu de la fenêtre d’exploration, le plan complet de cette unité n’a pu être appréhendé. Cette – ou ces constructions – est assortie de structures connexes témoignant elles aussi d’un espace pour partie à vocation domestique. Il s’agit de structures de stockage : silos, fosses, cave-silo (Figure 3).
Le geste funéraire n’est représenté que par une seule occurrence. Il s’agit des restes osseux partiels d’un immature inhumé au sein d’une fosse dépotoir. Le mobilier céramique présent dans cette fosse, en partie supérieure notamment du comblement, sur l’individu, cale l’ensemble dans la séquence Bronze ancien (préhension arciforme notamment).
On mettra en lumière un aménagement empierré particulier (Figure 4). Le décapage manuel fin dont il a été l’objet a permis de circonscrire une forme globalement circulaire de 2,50 m de longueur pour 2,30 m de largeur. Constitué d’une seule assise, les galets participant à sa mise en œuvre présentent des modules relativement calibrés, compris entre 10 et 15 cm. On note cependant que des blocs, atteignant une vingtaine de centimètre sur leur plus grande face, sont présents et ce, préférentiellement sur la périphérie de l’empierrement. La fouille par quadrants opposés de cet aménagement a révélé la présence sous-jacente d’une fosse oblongue d’1,10 m de longueur pour 50 cm de largeur, ainsi que de trois trous de poteau avec des calages fort bien conservés (Figure 5). A ce stade de nos recherches, la vocation de cet ensemble demeure inconnue : fonction sépulcrale malgré l’absence de restes osseux ? Une activité artisanale spécifique ?
Enfin, un autre geste dont le dessein est difficilement perceptible est celui lié au dépôt en fosse de trois jeunes bovidés représentés par les crânes, les rachis/sacrum et thorax en connexion (Figure 6). Les têtes sont disposées : l’une au nord, l’autre à l’ouest et la dernière au sud. Des blocs de calcaires coquillés ont également été découverts, associés à ces restes osseux. Certains d’entre eux étaient disposés autour du sacrum de l’un des individus.

INTERVENANTS :

Aménageur : OPHIS Puy-de-Dôme
Prescripteur : DRAC – SRA Auvergne-Rhône-Alpes
Opérateur : Paléotime



AMÉNAGEMENT :

Projet immobilier



LOCALISATION :

 

 
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